PureMotorcycles_Cover

L’interview de Pure Motorcycles

On a interviewé David, le fondateur de Pure Motorcycles, afin d’en savoir plus sur ce qu’il se passe dans la tête d’un préparateur français en pleine ascension.

Basé à côté de Cannes, David réalise des préparations sur base de Honda des années 70, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’y applique. Que ce soit sur la « Blue Moon » ou la plus récente « Brown Sugar« , le niveau de finition est très élevé. Pour les avoir vues de nos yeux pendant le dernier Wheels & Waves, on ne peut que saluer le travail qui a été fait sur chacune des brèles qui sortent de chez Pure. Exit les scramblers violents et autres cadres rigides de 12 mètres de long, on parle bien de motos classiques, sobres mais terriblement efficaces.

Il faut plaire aux autres, sans se trahir soi-même !

PureMotorcycles_1

« Pouvez-vous vous présenter Pure Motorcycles ?

Je suis David Chapuis à la tête de Pure Motorcycles, passionné de « vieux bouts » depuis plus de 20 ans, j’ai commencé par collectionner et restaurer de vieilles Vespa… J’en ai donc fait mon métier en ouvrant mon Vespa-shop il y a 13 ans. Non content de me cantonner aux simples guêpes, j’ai jeté mon dévolu sur les automobiles, à commencer par de simples italiennes pour évoluer sur des autos plus rares et plus excitantes pour moi, les Porsches Classics.
Du reste, ma vie étant faite de passions évoluant sans cesse, je cumule mes jouets pour aujourd’hui me tourner vers les motos ; beaucoup me plaisent mais il faut se donner une marche à suivre… Ce sera les Jap 70’, ce sont des motos fiables avec un fort potentiel et surtout une réelle côte affective.
Pure Motorcycles est né de toutes ces expériences et d’un nouveau challenge pour moi ! Créer des motos « Rock ’n Roll » dans l’air du temps mais avec un vrai regard de passionné sur les motos d’antan.

Et si il fallait qualifier votre atelier avec uniquement trois mots ?

Qualité, Subtilité et Sensibilité.

Depuis combien de temps êtes-vous dans le monde du custom ?

Depuis toujours !

Et avant vous faisiez quoi ?

Je suis un autodidacte.

Votre première transformation c’était quoi ?

Une Harley-Davidson 883, et custom californien façon Arlen Ness, j’avais 21 ans.

Quelles sont vos inspirations et vos bases favorites ?

L’inspiration est partout ! Tout ou presque forge ma vision de l’objet et mon ressenti.
Mes bases favorites sont les Honda, car elles tendent à répondre à une demande manifeste. L’avenir est j’espère encore long, il serait triste de se verrouiller uniquement sur Honda, il existe tellement de belles machines… Aujourd’hui les 4 pattes – NDLR : Pour les non motards qui nous lisent, 4 pattes = 4 cylindres –  m’inspirent alors j’y vais tête dans le guidon.

PureMotorcycles_2

Combien de temps passe une moto dans l’atelier en moyenne ?

Environ 2 mois.

Comment définiriez vous le métier de «préparateur» aujourd’hui ?

Préparer pour moi, c’est faire naître un projet qui me ressemble, mais aussi qui ressemble à son propriétaire, c’est là tout l’intérêt et la complexité du job… Il faut plaire aux autres, sans se trahir soi même !

Un conseil pour les gens comme nous qui arrivent juste dans le milieu ?

Faire preuve d’ouverture d’esprit et ne pas être « intégriste ».

Le son que vous écoutez le plus quand vous avez les mains dans le cambouis ?

Peu m’importe, très franchement quand je suis au taf sur une bécane, je suis dans ce que je fais et je n’entends même plus la musique.

Et sinon, à part restaurer des bécanes, vous faites quoi ? D’autres passions ?

Vintage auto, moto, bateaux…

Si vous avez quoi que ce soit à ajouter, c’est maintenant !

See you on the Road ! »

Si vous souhaitez suivre les transformations de Pure Motorcycles, on ne peut que vous conseiller la page Facebook de l’atelier ! On remercie David et William de s’être prêté au jeu pour cette interview qui nous apporte une vision plus personnelle de la culture custom made in France. Cet article s’inscrira, on l’espère, dans une série destinée à mieux connaitre les préparateurs français (et pourquoi pas internationaux). Et en attendant, rejoignez nous, nous sommes bientôt mille.